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Mon Histoire

Présentation

le 03/09/2007 à 14h23

Ici c'est ma vie, telle que je l'ai vécue, avec son lot de souffrance, elle sera principalement focalisée sur la déprime de ma mère et tout ce qui en a découlé...


Bonne visite

Prologue

le 03/09/2007 à 14h25
   Je suis allongée dans le noir, les yeux grand ouverts. Encore ces insomnies. Je songe à ce qu'aurait pu être ma vie, si le jour où tout a basculé n'avait jamais existé, où serais-je aujourd'hui?

Et je me plais à ressasser tous ces tristes souvenirs...

- 1 -

le 03/09/2007 à 14h26
   Nous étions heureux. Je vivais avec ma mère, Véronique et mon beau père dans un petit appartement. Mes parents avaient divorcés alors que je n'étais encore qu'un bébé et je m'étais très bien accoutumée au fait de ne voir mon père qu'un week-end sur deux. A cette époque (je venais d'entrer en quatrième) je n'étais pas proche de mon père alors qu'une grande complicité nous liait ma mère et moi. Ma vie était heureuse comme l'est celle de la plupart des enfants, j'étais insouciante, naïve peut être, jamais je n'aurais imaginé que tout ça aurait pu changer, et pourtant tout ce bonheur et cette innocence ont disparus...

   Un soir où nous étions tous les 3 dans le salon, nous avions fini de dîner et mes parents prenaient leur café,  ma mère étions en train d'avoir un de nos moments de folie et nous avons commencé une bataille d'eau. Mais quand elle s'est levée pour aller mettre les tasses dans l'évier de la cuisine, elle a glissé sur le parquet mouillé et est tombée sur la table basse. C'était au mois d'octobre et à partir de là, plus rien n'a jamais été pareil.

- 2 -

le 03/09/2007 à 14h27
Ayant toujours mal le lendemain, elle appelle son médecin qui se déplace car elle a de grandes difficultés à marcher. Il diagnostique une déchirure musculaire et ma mère a un arrêt de travail de 2 semaines. Le premier d'une longue série...
   Involontairement, j'ai contribué à ce désastre, au bouleversement de nos petites vies. Quelques jours plus tard, je me lève avec un mal de dos aigu tel que je n'en ai encore jamais connu. J'effectue mon rituel matinal : je m'habille dans ma chambre puis je vais chercher à la cuisine de quoi composer mon petit déjeuner et je vais m'installer dans la salle à manger. En passant je dis bonjour à ma mère qui est en train de jouer au Scrabble sur l'ordinateur. J'échange quelques mots avec elle le temps de mon petit déjeuner, puis je me lève afin d'aller au toilettes. Mais, plus j'avance, plus la douleur se fait ressentir et une fois arrivée dans la salle d'eau ma vue se brouille jusqu'à ce que je ne vois plus rien. J'appelle ma mère et pense " non, ce n'est pas possible je ne peux pas devenir aveugle si jeune, j'ai encore tellement de choses à vivre". Ma mère accourt malgré sa jambe et m'empêche de tomber la tête sur le coin de la baignoire. Elle m'aide à me relever et me dit de gentilles paroles mais je sens l'inquiétude dans sa voix. Je me tiens difficilement debout et essaye de marcher jusqu'au salon pour m'allonger sur le canapé et reprendre mes esprits, mais une fois dans la salle à manger je m'effondre à nouveau. Mes parents s'inquiètent, mon beau-père me porte jusqu'au canapé pendant que ma mère appelle le médecin. Plus tard dans la journée, il nous annoncera le diagnostic " c'est un malaise vagal, ce n'est rien de grave". Pas grave pour moi, mais pour ma mère si, l'effort de la course a empiré l'état de sa jambe.

- 3 -

le 03/09/2007 à 14h29
 Au bout de ces deux premières semaines d'arrêt maladie, ma mère souffre toujours et le fait prolonger. Elle fait de nombreux examens mais aucun aboutit et d'arrêt maladie en arrêt maladie, elle se retrouve en arrêt longue durée.  Elle a du mal à supporter de ne pas pouvoir sortir et donc la solitude de ses journées et elle sombre peu à peu dans l'alcool. Tout doucement, au lieu de prendre un whisky en apéritif elle en prends deux, quand on rentre le soir les bouteilles sont un peu plus vides. Mon beau-père ne réagit pas et achète les bouteilles comme le souhaite ma mère. Nos relations se détériorent au fur et à mesure que le bar se vide. Un soir je la retrouve même en train de manger les fruits qui étaient dans une eau de vie. Ma mère qui n'en buvait jamais a fini la bouteille et mange les raisins imbibés d'alcool qui se trouvaient à l'intérieur. Puis il n'y eu plus que du whisky pour ma mère et du pastis pour mon beau père dans le bar. Comme nous faisions plus attention, elle a commencé à aller acheter de l'alcool pour le cacher. Elle a expérimenté toutes les cachettes, même dans ma chambre et dans mes affaires. En rentrant des cours, j'ai même retrouvé un grand sac plastique rempli de bouteilles vides sous mon lit, un sac qu'elle descendit aux poubelles le lendemain.

- 4 -

le 03/09/2007 à 14h46

   C'est ainsi que se termine mon année de 4e. Je pars en vacances une semaine avec ma meilleure amie et j'enchaîne avec des vacances chez mon père. Pendant ce temps la, ma mère a pris une sacré cuite qui a contraint mon beau père à la mener à la clinique à côté de chez nous. Les médecins l'envoient pour une première cure de désintoxication. Et moi, je suis contrainte de vivre avec mes grands parents pendant ce temps la car mon père habite trop loin pour que je puisse aller au collège tous les jours. Pendant cette période j'ai extrêmement besoin du soutient de mes amis mais c'est à ce moment qu'ils décident tous de m'abandonner les uns après les autres. Ma mère revient à la maison, on cohabite avec plus ou moins de difficulté. Elle est horrible quand elle bois trop, je souffre, j'entre dans une dépression, je deviens anorexique, je me scarifie, j'ai besoin d'aide, de quelqu'un à qui me confier mais je n'ai plus d'amis. Un jour ma mère alors qu'elle était proche du coma éthylique nous dit "je veux mourir, je veux rejoindre ma grand mère c'est la seule qui m'aime". Mais heureusement, par l'intermédiaire d'une amie virtuelle, je rencontre une autre fille dans la même situation que moi. Nous parlons beaucoup et nous nous aidons mutuellement. Je lui confie mon histoire et elle la sienne, on a le même but, on veut combattre cette dépression et cette anorexie. C'est grace à elle que je reprends peu à peu vie, que je reprends ces 9 kilos que j'ai perdu, que j'oublie peu à peu ces idées suicidaires. La scarification est dure à vaincre, je pense que je ne serai vraiment jamais guérie de tout ça. Au début du printemps, je crois m'être sortie de tout ça, je parle toujours sur internet avec ma 'sauveuse'  et ma mère elle aussi entre dans l'anorexie, elle arrivera a 47kilos pour 1m72 avant d'être envoyée de nouveau dans un centre. Je vécu de nouveau chez mes grands parents le temps de sa cure, mais elle fut sans succès .

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le 03/09/2007 à 21h28
Bientot la suite ...